Indegivrables (4)
11 février 2008

Voici les premiers flocons de 2007… Ils arrivent bien tardivement et sont toujours un moment d’émotion. Une sorte de voile, de calme et de blancheur vient recouvrir les maisons, les forêts et la pierre. La neige est d’ailleurs le seul élément naturel qui peut recouvrir et persister sur l’ensemble des végétaux et minéraux pour en altérer la vision et la perception.
En ce lendemain de Noël, après avoir recharger ses batteries des suites d’une veillé particulièrement réussie et riche en décibels (nous sommes 17 à table plus les enfants). Il faut dire que comme tous les ans, elle fut riche en anecdotes.
Article de John Lichfield publié dans “The Independent” (Londres), repris dans “Courrier international”… Criant de vérité.
Il fut un temps où presque tous les immeubles parisiens étaient gardés par une concierge, invariablement de mauvaise humeur. Celle-ci faisait partie du paysage urbain au même titre que les cigarettes brunes, les pissotières et les élégants autobus verts. Dans les années 1980 et 1990, plusieurs milliers de concierges – il est désormais plus correct de dire “gardiennes d’immeuble*” – ont été remplacées par des digicodes et des sociétés de nettoyage. Les propriétaires ont jugé que cela leur reviendrait moins cher que de payer un salaire, aussi dérisoire fût-il, et qu’ils pourraient en outre s’assurer des rentrées d’argent frais en louant ou en vendant leur minuscule loge*. Paradoxalement, en se faisant plus rares, les gardiennes* sont aussi devenues plus recherchées. Dans les immeubles où elles ont survécu, les appartements se vendent beaucoup plus cher. Aussi l’offensive visant à les exterminer a-t-elle marqué le pas.

Chronique d’une vie parisienne…
N’ayant pu supporter la moiteur d’une chaude soirée d’été, vous avez eu le malheur de laisser entrouverte la porte-fenêtre de la chambre. Qui grince, qui bouge et qui laisse passer l’air… et le bruit – cette porte-fenêtre est stupide, il convient d’exiger la venue d’un changeur de fenêtre dans les plus brefs délais. Comme le dit la chanson, il est cinq heure, Paris s’éveille !