Petit meurtre entre amis…
10 janvier 2008“En politique, on a pas d’Amis et pas de mémoire“
un Ami
Encore une fois, un événement européen de première importance est passé sous représenté par nos médias et dirigeants nationaux. Tous occupés à se prendre la tête sur les vacances d’Iznogoud, ils oublient de nous parler de l’élargissement de l’Espace Schengen à quelques 9 nouveaux Etats européen, créant ainsi la plus peuplée des zones de libre circulation au monde puisqu’il permet à quelques 400 millions d’eurocitoyens de ce déplacer librement.
Une belle concrétisation pour l’Europe et beaucoup d’émotion pour mon Léo qui lui à connu, vécu et subit les affronts des frontières et du Mur…
Comme à son habitude, le Prince Nicolas est là, présentant, commantant, “analysant”. Heureusement, il vient de s’engager à ne faire que deux mandats… Dans le registre de la confusion des genres, je vous conseille l’article du Monde de ce matin relatif à l’ouverture de négociations au sein des entreprises. Une information donnée en direct par notre Brave Premier ministre mais qui nécessita confirmation de M. le Secrétaire général de l’Elysée… No Comment !
Alors pour changer d’ambiance, que se passe-t-il chez nos amis européens ?
Au Danemark, la ravisante Helle Thorning-Schmidt (chef de file de la coalition de gauche) n’est pas parvenue à décoiffer d’un cheveu l’élégant Anders Fogh Rasmussen qui sera toujours lié au sulfureux Parti du Peuple Danois (PPD). Sa tentative d’alliance avec un nouveau parti centriste n’étant pas envisageable avec la nouvelle configuration du Folketing (le parlement monocaméral danois). Dommage.
Chez nos voisins allemand, où les cheminots sont aussi en grève, c’est le Vice-chancelier Franz Müttefering (SPD) qui vient de démissionner pour être aux côtés de son épouse, atteinte d’un cancer. Espérons qu’Angela Merckel a au moins prévue des fleurs…
En politique, le principe de base est toujours le début de règne. Les premières mesures, celles prisent dans les cent premiers jours, qui auront le plus de chance d’être appliquée et surtout d’avoir de temps d’être vérifiable pour le bilan des prochaines élections.
Notre Prince-Président, choisissant de remercier immédiatement ses amis, a utilisé ce temps pour mettre en place les peines planchers et les cadeaux fiscaux (Noël en juillet pour les sarkamis). Les premières conduisent désormais un voleur de parapluie à deux ans de prisons (dans un univers carcéral déjà au bord de l’asphyxie), les seconds assurent aux bons du trésor encore quelques belles années (ils servent à financer notre dette, cumulée à pratiquement 2000 milliards d’euros).
Cette période, où Cécilia faisait encore figure de première dame et les ministres d’ouvertures de curiosité, fut surtout le lancement de nombreux comités et commissions destinés à préparer, avec calme, la mise en musique du programme, de tout le programme, de rien que le programme. Contrôlé et vérifié par un « premier collaborateur » devenu « premier commissaire politique ».
Aujourd’hui, les rapports tombent et l’analyse est clair : Sarkozy ne rupture rien, il reste dans la ligne, dans sa ligne. Mélange de libéralisme et de protectionnisme nationalisant que nos voisins et partenaires européens ont tant de mal à comprendre.
Edouard Balladur, actuel président du comité de réflexion et de proposition pour la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème république, ancien ministre de l’économie et des finances, ancien Premier ministre, ancien candidat malheureux à la présidentielle de 1995, mentor politique du Prince Président est toujours Conseiller de Paris. Pour 10 minutes de présence en séance plénière mensuelle, il touche donc à ce titre ses 3.918 euros bruts d’indemnités soit environ 3,4 millions d’euros mensuels s’il fallait compter sur sa présence 35 heures par semaines. Beau cas d’espèce à traîter pour la modernisation de la République…